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Le poids des algorithmes

  • Esther Laborde
  • 11 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 janv.

Il nous arrive à tous de scroller encore et encore, sans réussir à nous arrêter, car tous les contenus sur lesquels on tombe semblent particulièrement pertinents et complètement en accord avec nos valeurs et notre manière de penser. L’algorithme en est le principal responsable. Mais comment fonctionne tout ce système ? 


L’algorithme, c’est un peu le bibliothécaire qui nous conseille sur un nouveau livre en fonction de ceux qu’on a déjà lus et aimés. Celui-ci, surtout composé de règles et formules mathématiques, met en lumière le contenu potentiellement attrayant pour nous, mais relaie également les préférences de nos amis. Notre fil d’actualité crée ainsi un monde organisé a priori réconfortant, mais en réalité contraignant. 


Ce phénomène d’enfermement idéologique a un nom : c’est ce qu’on appelle une bulle de filtre. Le militant internet américain Eli Pariser, à l’origine de ce concept, explique que la bulle de filtre désigne à la fois le filtrage de l’information qui parvient à l’internaute par différents filtres, mais également l’état d’ « isolement intellectuel » résultant d’une personnalisation mise en place à son insu. 


Résultat : nous sommes beaucoup moins susceptibles de rencontrer des informations qui contredisent notre vision du monde. Cet isolement renforce nos préjugés existants et entrave notre capacité à engager un dialogue constructif avec ceux ayant des opinions différentes. Cette réalité affecte nos perceptions individuelles et exacerbe la polarisation politique. 


En somme, l’algorithme ne nous veut pas forcément du mal : il fait juste très bien son travail... peut-être trop bien. À nous de reprendre un peu le contrôle, en diversifiant nos sources et en osant cliquer et liker ailleurs que sur ce qui nous conforte. Spoiler : sortir de sa bulle est parfois inconfortable. 


Image de couverture : © Aman Pal

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